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Pack Stefan Wul (Romans et Nouvelles)

Pack Stefan Wul (Romans et Nouvelles)

  • Catégorie: Roman
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  • Date d'ajout: 25/09/2023 20:46

Stefan Wul, de son vrai nom Pierre Pairault, né le 27 mars 1922 à Paris et mort le 26 novembre 2003, est un écrivain de science-fiction français, également connu sous un autre nom de plume : Lionel Hudson. Principalement connu pour ses romans, il a également écrit des nouvelles et des recueils de poèmes.

Il commence dès son plus jeune âge à modeler son imaginaire par l’écrit, au point qu’il rédige ses propres feuilletons, avant de les vendre à ses camarades de classe à la récré.
Une fois son Bac en poche, il quitte la maison familiale, armé de sa guitare, pour chanter dans les cafés et salles de spectacle de la capitale. Il compose ses propres chansons, souvent très inspirées de l’oeuvre de Prévert, Verhaeren ou Van Leberghe. Mais sa vie de bohème ne dure qu’un temps. Malgré sa passion pour la langue française, il se détourne de la filière littéraire sous la recommandation de son père.
Il obtient son diplôme de chirurgien dentiste (ou de « dentisterie » comme il aimait le rappeler) alors que la Seconde Guerre mondiale est en train de se terminer, puis se marie quelques années plus tard, avant de s’installer en Normandie. On est alors en 1952.

Parallèlement à son métier de chirurgien-dentiste, Pierre Pairault écrit sous le pseudonyme de Stefan Wul à partir de 1956. Ce pseudonyme fait référence au nom d'un ingénieur atomiste de l'Oural découvert dans une revue spécialisée.

Avant chaque journée de travail, il commence à griffonner quelques tentatives de romans policiers, sans arriver à quelque chose de satisfaisant. Il faudra attendre que son épouse termine la lecture d’une œuvre fastidieuse de science-fiction (dont la légende a perdu le titre) pour que notre homme décide de se lancer un défi : écrire son propre roman d’anticipation, certain qu’il est capable de faire mieux et ainsi de contenter madame. Non seulement il réussit, mais il double la mise.

Satisfait de ses deux premiers bébés, il décide de les soumettre à un éditeur (sous le pseudonyme que vous connaissez), et plus particulièrement à Denoël. Bien que ses deux manuscrits aient été appréciés, il arrive trop tard : la collection « Rayon Fantastique » ferme ses portes. Ainsi, il approche les non moins célèbres éditions Fleuve Noir, dont la collection « Anticipation » était déjà très populaire, malgré une mauvaise réputation due à une certaine élite intellectuelle qui méprise la SF à cette époque.

Du point de vue de la méthode, Stefan Wul a toujours déclaré travailler sans plan ni ligne directrice, partant d'une simple idée de départ développée peu à peu au fil de l'écriture. Nombre de ses chutes surprenantes ne lui sont venues qu'en cours de rédaction, sans préméditation. Parlant de science-fiction, Stefan Wul avait une approche artistique proche de la peinture, affirmant ne s'intéresser qu'aux univers sensibles, faits d'odeurs, de couleurs, de formes, de paysages et d'animaux merveilleux :
« La magie des décors et de l'ambiance évoquée par la musique, voilà ce qui m'inspire, je crois. Et tout le reste est accessoire. Le livret d'opéra, je m'en fiche éperdument ; ce qui m'intéresse, ce sont les cymbales, une ambiance, voilà, un climat ».

Les premiers romans de Stefan Wul sont publiés quelques mois plus tard, et le succès est immédiat. Retour à 0 et Niourk sont suivis de neuf autres livres, de Rayons pour Sidar en 1957 à Odyssée sous contrôle en 1959. C’est cette année-là que Pairault laisse tomber Wul, pour se consacrer à son métier de dentiste.
Ce n’est que temporaire : en 1972, il commence l’écriture de ce qui sera son dernier livre : Noô. Alors que tous ses précédents textes avaient été écrits en quelques
semaines ou quelques mois, celui-là lui prend cinq années, avant de sortir dans la collection « Présence du futur », chez Denoël. Stefan Wul crée l’événement pour la douzième et dernière fois.

Pierre et Stefan se sont éteints en 2003. Mais leur douze romans sont aujourd’hui considérés comme des classiques. Ce ne sont pas simplement des perles rares de la science-fiction des années 50, mais aussi des incontournables de la littérature française. On estime qu’il s’est écoulé plusieurs centaines de milliers de romans de Stefan Wul, et que ces derniers sont passés entre les mains de quelques millions de lecteurs.
Une série d'adaptations en BD a aussi vu le jour chez Ankama dans la collection « Les univers de Stefan Wul ».

ROMANS:

1- Retour à "O"; 1956
2- Niourk; 1957
3- Rayons pour Sidar; 1957
4- La Peur géante; 1957
5- Oms en série; 1957
6- Le Temple du passé; 1957
7- L'Orphelin de Perdide; 1958
8- La Mort vivante; 1958
9- Piège sur Zarkass; 1958
10- Terminus 1; 1959
11- Odyssée sous contrôle (+ 3 nouvelles); 1959
12.1- Noô - 1; 1977
12.2- Noô - 2; 1977

(Sous le pseudonyme Lionel Hudson (roman policier)):
13- Poursuite vers GAO; 1956


NOUVELLES:

1- Le bruit (1956) - Fiction N°43: Pages 37 à 50.
2- Échec au plan 3 (1957) - Satellite N°1: Pages 76 à 81.
3- Expertise (1958) - Fiction N°54: Pages 57 à 60.
4- Il suffit d'un rien (1958) - Satellite N°5: Pages 104 à 106.
5- Jeux de Vestale (1960) - Fiction Spécial N°2: Pages 211 à 221.
6- Gwendoline (1961) - Fiction N°87: Pages 91 à 97.


=> Petit bonus un entretien en sa compagnie réalisé en 1971 et publié dans la revue Galaxie.

ENTRETIEN:

1- Entretien (1971) - Galaxie (2ème série) N°80: Pages 140 à 152.

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